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Licence IV non exploitée : quand est-elle périmée ?

Article publié le : 22/10/2026


Vous envisagez d’acquérir une licence IV qui n’est plus exploitée ? Le Code de la santé publique prévoit qu’un débit de quatrième catégorie ayant cessé d’exister depuis plus de cinq ans est considéré comme supprimé et ne peut plus être transmis. Voici les exceptions à connaître et les vérifications à effectuer avant de vous engager.

Après plus de cinq ans sans existence, la licence ne peut plus être transmise

La règle figure à l’article L. 3333-1 du Code de la santé publique : un débit de boissons de quatrième catégorie qui a cessé d’exister depuis plus de cinq ans est considéré comme supprimé et ne peut plus être transmis. Cette formulation vise la cessation d’existence du débit, et non une durée de validité ordinaire attachée à la licence.

Pour apprécier la situation d’une licence inactive, l’enjeu est donc de reconstituer l’historique du débit et d’identifier les événements susceptibles d’affecter ce délai. La date d’un document administratif ne suffit pas, à elle seule, à fixer la cessation d’existence.

Le texte ne dresse pas une liste des actes qui prouvent l’exploitation

L’article L. 3333-1 ne fournit pas une liste d’actes permettant de caractériser l’exploitation ou sa cessation. Il faut donc distinguer les pièces administratives disponibles de la réalité de l’activité du débit.

Une déclaration conservée, un récépissé ou une inscription ne démontrent pas, à eux seuls, que l’établissement a effectivement continué à être exploité. L’historique et les pièces doivent être examinés avec l’administration compétente, au regard de la situation concrète.

Identifiez aussi précisément la catégorie concernée : notre dossier sur les différences entre les catégories de licences permet de situer les documents qui vous sont présentés.

La liquidation et certaines fermetures modifient le calcul du délai

Le Code prévoit des situations distinctes, dont les effets ne doivent pas être confondus. Pour votre dossier, il importe de connaître la nature exacte de la procédure ou de la décision :

  • Liquidation judiciaire : le délai de cinq ans est étendu, s’il y a lieu, jusqu’à la clôture des opérations.
  • Fermeture provisoire judiciaire ou administrative : le délai est suspendu pendant la durée de cette fermeture.
  • Fermeture définitive prononcée par décision de justice : la licence de l’établissement est annulée.

Une fermeture provisoire n’a donc pas le même effet qu’une fermeture définitive prononcée par un juge. Si une situation particulière est invoquée au titre de l’article L. 3333-2, faites-en examiner séparément le fondement et les conditions par l’administration compétente, sans l’assimiler à une simple interruption d’activité.

Une licence supprimée ne peut plus être transmise

Pour le titulaire comme pour le candidat à l’acquisition, la conséquence est décisive : lorsque le débit est considéré comme supprimé au sens de l’article L. 3333-1, il ne peut plus être transmis. La présence d’un ancien récépissé dans le dossier ne suffit pas à garantir une transmission possible.

Cette suppression après le délai légal se distingue de l’annulation liée à une fermeture définitive judiciaire. Elle se distingue également du rôle du permis d’exploitation à l’ouverture : la situation de la licence et les obligations personnelles de l’exploitant sont des questions différentes.

Avant tout engagement, faites vérifier les déclarations et les récépissés

Avant d’engager une acquisition, réunir les pièces et demander un examen de la situation est une bonne pratique. Vous pouvez procéder dans cet ordre :

  1. Demandez au vendeur les déclarations d’ouverture, de mutation ou de translation pertinentes, notamment la plus récente, ainsi que les récépissés conservés.
  2. Rapprochez ces documents de l’historique de l’activité et des éventuelles décisions de fermeture ou procédures de liquidation.
  3. Faites examiner le dossier et confirmer la situation administrative auprès de la mairie ou de la préfecture compétente avant de vous engager.

Comme l’explique la fiche officielle sur les licences de débits de boissons, le récépissé constitue une preuve de possession de la licence. Il ne prouve toutefois pas, à lui seul, la validité du titre de propriétaire ou de gérant, ni la continuité effective de l’exploitation.

Comprendre vos obligations avant d’exploiter un débit de boissons

Comprendre la péremption et les formalités de déclaration aide à sécuriser votre projet et à situer votre responsabilité d’exploitant. Cette préparation permet de distinguer ce qui relève de la licence, des démarches administratives et de votre parcours de formation.

Si vous préparez l’ouverture d’un débit de boissons alcoolisées à consommer sur place, découvrez notre formation permis d’exploitation — initial. Nous pouvons vous accompagner pour faire le point sur votre parcours et les obligations à comprendre avant vos démarches.

illustration Ouverture

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FORMATIONS OBLIGATOIRES POUR OUVRIR UN ETABLISSEMENT EN CHR

Avant d'ouvrir un établissement dans le secteur des cafés, hôtels et restaurants (CHR), il est indispensable de suivre deux formations obligatoires.
  • Le permis d'exploitation est requis pour toute personne souhaitant vendre de l'alcool à consommer sur place, garantissant une connaissance des règlementations en vigueur.
  • La formation en hygiène alimentaire est obligatoire dès lors que vous manipulez ou servez des produits alimentaires, afin d'assurer le respect des normes sanitaires et de garantir la sécurité de vos clients
DÉLAIS D'ACCES AUX FORMATIONS : Sous réserve de disponibilité, les inscriptions sont ouvertes jusqu'à 24h avant la formation.