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SACEM et SPRÉ en CHR en 2026 : tarifs indicatifs, déclaration et obligations pour bar, restaurant et hôtel

Article publié le : 11/09/2026


Vous préparez l’ouverture ou la reprise d’un bar, d’un restaurant ou d’un hôtel et vous vous demandez combien coûte la SACEM en 2026, qui doit payer, et comment éviter les erreurs ? Entre droits d’auteur, rémunération équitable SPRÉ, déclaration, barèmes et cas particuliers, le sujet peut vite sembler complexe. Pourtant, l’idée clé est simple : deux redevances, une démarche de départ. Nous vous expliquons ici ce qu’il faut prévoir, quels sont les tarifs indicatifs HT, et comment vous mettre en règle sans mauvaise surprise.

Deux redevances, une seule déclaration de départ

En CHR, la diffusion de musique dans un établissement ouvert au public peut déclencher deux redevances distinctes :

  • la SACEM, au titre des droits d’auteur ;
  • la SPRÉ, au titre de la rémunération équitable due aux artistes-interprètes et producteurs.

En pratique, c’est un point souvent mal compris. Beaucoup d’exploitants pensent qu’une seule facture couvre tout. Or, il faut bien distinguer les deux logiques : l’une rémunère les auteurs et compositeurs, l’autre les titulaires de droits voisins. Dans de nombreux cas, la SACEM perçoit aussi la rémunération équitable pour le compte de la SPRÉ par mandat. Résultat : une déclaration peut conduire à deux factures distinctes.

Bon à savoir : SACEM et SPRÉ = deux redevances différentes. Le fait d’en payer une seule ne signifie pas automatiquement que votre situation est entièrement régularisée.

C’est l’erreur la plus fréquente à éviter, notamment lors d’une création ou d’une reprise d’établissement. Si vous êtes en phase de reprise, il peut être utile de vérifier ce poste dès l’audit des contrats et charges, comme dans notre guide sur la checklist complète pour reprendre un bar, café, hôtel ou restaurant.

Qui doit payer dès que la musique est audible par vos clients ?

Le principe est large : dès lors qu’il y a communication au public de musique dans votre établissement, vous devez vous poser la question de la déclaration. Cela vise notamment :

  • la radio diffusée en salle ou au bar ;
  • la télévision avec musique d’ambiance, génériques, clips ou programmes musicaux ;
  • une playlist personnelle ;
  • un service de streaming utilisé dans le local ;
  • une sono, une enceinte connectée ou une musique d’ambiance en terrasse ;
  • certaines animations et soirées ponctuelles.

Autrement dit, ce n’est pas le support qui compte d’abord, mais le fait que la musique soit audible par la clientèle dans un cadre professionnel.

À la suite de la déclaration, vous pouvez ensuite recevoir deux factures, l’une pour la SACEM et l’autre pour la SPRÉ. Le délai de paiement annoncé par l’administration est de 25 jours après la déclaration, ce qui en fait une charge à anticiper dès votre budget d’ouverture.

Si vous préparez votre projet global, pensez à intégrer ce poste dans vos charges fixes dès le départ, au même titre que loyer, énergie, assurances ou abonnements. Notre ressource sur le business plan CHR et le prévisionnel solide peut vous aider à le structurer proprement.

Barèmes 2026 : quels tarifs indicatifs pour un bar, un restaurant ou un hôtel ?

Les montants ci-dessous sont donnés à titre indicatif, en HT/an, pour vous aider à budgéter. Le calcul exact dépend toujours du barème en vigueur et de votre situation précise.

Tableau récapitulatif 2026 – HT/an – indicatif

Type d’établissement SACEM 2026 SPRÉ 2026 Point de vigilance
Café-restaurant traditionnel avec simple sonorisation Environ 461,50 € à 2 395,22 € HT/an Barème distinct, forfaitaire selon la grille 2026 applicable Montant variable selon population de la commune et nombre de places
Restauration rapide / salon de thé / food court Barèmes spécifiques Barèmes spécifiques Ne pas assimiler automatiquement au café-restaurant traditionnel
Bar à ambiance musicale / bar dansant Barèmes spécifiques Barèmes spécifiques Le simple forfait de sonorisation ne suffit pas toujours
Discothèque / établissement à dominante musicale Barèmes spécifiques Barèmes spécifiques Calcul plus spécifique, à vérifier selon activité réelle
Hôtel Barèmes spécifiques selon chambres et espaces concernés Barèmes spécifiques Différencier chambres, parties communes, bar, petit-déjeuner

Montants indicatifs : pour un restaurant avec sonorisation classique, la fourchette SACEM 2026 en tarif réduit va d’environ 461,50 € à 2 395,22 € HT/an. La SPRÉ vient s’ajouter via son propre barème. Il ne faut donc pas lire ces montants comme un “tout compris”.

Deux exemples de budget à partir de la logique de grille 2026

  • Petit restaurant de 30 places en petite commune : vous serez généralement dans le bas de la fourchette du barème SACEM cafés-restaurants, sous réserve de la catégorie exacte et des équipements déclarés.
  • Bar ou restaurant de plus de 100 places à Paris : vous pouvez vous rapprocher de la borne haute du barème SACEM cafés-restaurants en 2026, hors SPRÉ.

Pour les établissements à ambiance musicale, les soirées DJ ou les modèles hybrides, mieux vaut raisonner en barème spécifique et éviter toute approximation. Si votre projet touche aussi l’exploitation nocturne ou un concept très orienté ambiance, il peut être pertinent de compléter votre lecture avec une ressource métier comme les vérifications clés avant de reprendre un établissement CHR ou avec un focus sur les nuisances sonores et obligations techniques.

Les variables qui font varier le tarif

Le tarif SACEM restaurant 2026 ou le prix SACEM bar 2026 ne repose pas sur un seul critère. Avant de déclarer, préparez une mini-checklist :

  • population de la commune ;
  • nombre de places assises ou exploitées ;
  • terrasse, si elle est réellement utilisée ;
  • zone bar et éventuels mange-debout selon la logique de capacité retenue ;
  • équipements présents : radio, TV, sono, enceintes ;
  • nombre de jours d’ouverture ;
  • nature de l’activité : simple ambiance sonore ou activité musicale plus poussée ;
  • événements ponctuels : réveillons, soirées spéciales, animations.

Cette préparation vous fera gagner du temps et limitera les écarts entre votre usage réel et votre déclaration.

Réductions et abattements : le levier des 20 % à connaître

Dans le cas le plus courant, une réduction de 20 % peut s’appliquer si vous signez le Contrat général de représentation SACEM dans les 15 jours calendaires suivant sa présentation.

Concrètement, cela peut représenter une économie non négligeable, surtout si vous ouvrez avec plusieurs charges fixes déjà élevées. Là encore, l’idée n’est pas de “négocier au hasard”, mais de traiter tôt la démarche pour éviter de payer plus que nécessaire ou de régulariser en retard.

D’autres abattements peuvent exister selon certaines situations spécifiques, mais si vous rédigez un article grand public CHR, mieux vaut rester centré sur ce cas général clair et utile.

Comment déclarer la SACEM et la SPRÉ en pratique ?

Le parcours est plus simple qu’il n’y paraît si vous le prenez dans l’ordre.

  1. Déclarez votre établissement et votre mode de diffusion musicale, en ligne ou via l’interlocuteur compétent.
  2. Signez le contrat ou formalisez l’autorisation d’usage quand cela est demandé.
  3. Recevez les deux factures correspondant à la SACEM et à la SPRÉ lorsque votre situation le prévoit.
  4. Payez dans le délai annoncé, soit 25 jours selon les informations administratives de référence.
  5. Conservez vos justificatifs pour vos dossiers de conformité et votre comptabilité.

Si vous ouvrez bientôt, vous pouvez utilement intégrer ce sujet à une checklist réglementaire plus large avec notre guide pas-à-pas pour ouvrir un bar en France, qui aide à poser les bons réflexes dès le démarrage.

Comment comptabiliser cette charge ?

Dans la pratique, ces redevances sont souvent traitées comme des charges d’exploitation, fréquemment rapprochées du compte 651 selon l’organisation comptable retenue. Un exemple d’écriture simplifiée peut ressembler à :

  • débit du compte de redevances concerné ;
  • crédit du compte fournisseur ;
  • puis règlement à l’échéance.

Ce point reste toutefois à valider avec votre expert-comptable, surtout si vous distinguez plusieurs activités dans le même établissement.

Cas particuliers : réveillons, événements, TV et retransmissions sportives

Certains cas méritent une vigilance particulière :

  • réveillons du 24 et du 31 décembre ;
  • soirées ou événements ponctuels avec animation musicale ;
  • karaoké, DJ set, ambiance dansante ;
  • retransmissions sportives.

Point important : les droits de diffusion professionnels des chaînes ou des matchs ne remplacent pas les redevances liées à la musique. Ce sont deux sujets différents. Un établissement peut donc être à jour sur ses droits TV professionnels tout en restant concerné par la SACEM ou la SPRÉ pour la musique d’ambiance, les génériques ou d’autres contenus musicaux entendus par le public.

Alternatives possibles : domaine public, catalogues hors gestion, IA

Il existe des cas dans lesquels la situation peut être différente, mais ils demandent de la prudence documentaire.

  • Domaine public : il faut vérifier non seulement l’œuvre, mais aussi l’enregistrement utilisé.
  • Catalogues hors gestion SACEM : conservez une attestation claire et exploitable en cas de contrôle.
  • Musique générée par IA : le sujet évolue encore, et les positions juridiques peuvent changer.

L’objectif n’est pas de contourner le système, mais de pouvoir justifier proprement votre mode de diffusion si vous choisissez une alternative particulière.

Quels risques en cas de non-déclaration ?

En cas d’absence de déclaration ou de déclaration incomplète, vous vous exposez à :

  • un rappel de redevances ;
  • des majorations ou frais supplémentaires ;
  • des démarches de recouvrement ;
  • dans certains cas, un contentieux.

Le bon réflexe est donc d’aborder le sujet comme une charge réglementaire normale, à intégrer dès l’ouverture, au même titre que vos affichages, votre conformité ERP ou votre budget prévisionnel. Sur ce point, notre article sur la rigueur réglementaire comme avantage concurrentiel dans le CHR montre bien qu’une conformité bien gérée protège aussi votre exploitation.

Sécuriser votre ouverture et mieux piloter vos charges

La SACEM et la SPRÉ ne doivent pas être découvertes après l’ouverture. Pour un porteur de projet, un repreneur ou un exploitant, ce sont des postes à budgéter, déclarer et suivre avec méthode. Plus votre établissement diffuse de musique dans un cadre professionnel, plus il est utile d’anticiper les barèmes, les justificatifs et les cas particuliers.

Si vous souhaitez sécuriser votre projet de A à Z, nous pouvons vous accompagner sur les obligations d’ouverture, la conformité de votre exploitation et le pilotage de vos charges fixes. Pour la partie réglementaire, nos formations au permis d’exploitation vous aident à sécuriser votre ouverture et vos obligations lorsqu’il y a consommation sur place. Et pour la partie gestion, nos modules AKTIVEO permettent d’intégrer SACEM/SPRÉ dans vos charges fixes, votre business plan et votre pilotage.

Important si votre activité touche la vente à emporter d’alcool : le permis d’exploitation ne concerne que la consommation sur place. Il ne doit jamais être lié à la seule vente à emporter, quelle que soit la boisson concernée.

Si vous avez un doute sur votre situation, sur votre type d’activité ou sur les charges à intégrer dans votre prévisionnel, nous pouvons vous aider à y voir plus clair et à structurer vos démarches avant l’ouverture.

illustration Ouverture

OUVRIR SON ÉTABLISSEMENT EN CHR

FORMATIONS OBLIGATOIRES POUR OUVRIR UN ETABLISSEMENT EN CHR

Avant d'ouvrir un établissement dans le secteur des cafés, hôtels et restaurants (CHR), il est indispensable de suivre deux formations obligatoires.
  • Le permis d'exploitation est requis pour toute personne souhaitant vendre de l'alcool à consommer sur place, garantissant une connaissance des règlementations en vigueur.
  • La formation en hygiène alimentaire est obligatoire dès lors que vous manipulez ou servez des produits alimentaires, afin d'assurer le respect des normes sanitaires et de garantir la sécurité de vos clients
DÉLAIS D'ACCES AUX FORMATIONS : Sous réserve de disponibilité, les inscriptions sont ouvertes jusqu'à 24h avant la formation.